Abidjan, le lundi 15 juin 2026(SS)-Raphaël Tchomnou, président-fondateur et Directeur général de Focus Tl, un cabinet conseil en ressources humaines, est le Commissaire général de la 3e édition de la Convention Africaine du Développement Intégral de l’Humain (CADIH), prévue les 2, 3 et 4 juillet 2026 à Abidjan. Il a levé un coin de voile sur la santé mentale dont il a été victime, lors d’une conférence de presse, le jeudi 11 juin au Plateau (Abidjan).
Le stress, les humiliations, le déséquilibre émotionnel etc sont autant de maux qui détruisent parfois la vie professionnelle de nombreux employés. Ainsi, la 3e édition de la CADIH se présente comme une opportunité d’échanges sur ces différents aspects de la santé mentale au travail.
Selon Raphaël Tchomnou, quatre éléments fondamentaux favorisent le bien-être de l’employé en entreprise.
Premier élément, le bien être mental : l’employé ou le collaborateur doit se sentir bien mentalement, savoir que son avenir est reluisant.
Deuxième élément, le bien être émotionnel : il faut que le collaborateur se sente aimer et soutenir en cas de difficultés.
Troisième élément, le bien-être physiologique et social : il faut qu’il soit capable de manger, de dormir, de se soigner, de scolariser ses enfants et de disposer d’un toit.
Quatrième élément, le bien être spirituel : le collaborateur doit aspirer à quelque chose qui ait du sens dans ce qu’il fait et qu’il soit aligné par rapport à un idéal de vie.
Également, a-t-il souligné, le bien-être psychologique doit être un facteur déterminant dans l’équilibre et la stabilité de l’employé.
Relativement au bien-être psychologique, le Commissaire général de la 3e édition de la CADIH a déclaré avoir travaillé 10 années en entreprise avant de démissionner.
« Je gagnais 850.000 FCFA par mois, mais à un moment donné, j’ai démissionné pour gagner zéro, parce que je me sentais diminuer », a-t-il confié. Et d’ajouter : « On m’appelait pour me gronder à la réunion, on criait sur moi comme un enfant, on me traitait comme un bon à rien. Je n’avais aucune dignité et aucune personnalité ».
M. Tchomnou précise : « Quel que soit l’argent qu’on donnera à un collaborateur ; s’il est traité de cette manière, il finira par s’en aller ».
Pour y remédier, « il faut des leaders ou managers exemplaires, capable de mutualiser, d’établir des chartes, de contrôler et sanctionner quand ça ne va pas », a-t-il conclu.
Plus de 300 dirigeants, directeurs des ressources humaines et managers viendront de 6 pays d’Afrique pour réfléchir à la transformation durable de la culture managériale du continent.
L’objectif est de renforcer la performance des organisations en intégrant davantage les dimensions de bien-être et de santé mentale au travail. La thématique porte sur : « Bien-être, leadership et performance : bâtir les organisations africaines de demain ».
Rish Koffi
