Abidjan, le lundi 30 mars 2026(SS)-Après avoir officiellement éradiqué le paludisme en 2021, la Chine met désormais à la disposition des pays africains des outils concrets, testés sur le terrain et adaptés aux réalités locales afin de lutter contre ce fléau, informe RFI.
Selon le média, le paludisme continue de faire de nombreuses victimes en Afrique : 579 000 personnes sont mortes en 2024. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) révèle que 95 % des cas recensés dans le monde se trouvent sur le continent africain.
La Chine est toutefois parvenue à éliminer la maladie après près de 70 ans d’efforts, passant d’environ 30 millions de cas par an à zéro infection locale. Forte de cette réussite, le géant asiatique propose d’aider ses partenaires africains à bénéficier de son expertise, afin d’éradiquer la maladie, confie le média français.
Fondé sur une réponse rapide aux cas détectés, le modèle chinois de surveillance sanitaire a été adapté dans plusieurs pays africains, notamment en Tanzanie. Il repose sur des campagnes de dépistage ciblé, un suivi rigoureux des patients et des interventions rapides dans les foyers infectieux. Dans certaines zones pilotes, une baisse significative de la prévalence a été observée, preuve que ces approches peuvent fonctionner même dans des contextes de forte transmission, souligne RFI.
Pékin mise aussi sur la formation à travers des réflexions et échanges de chercheurs, des missions d’experts et le renforcement des compétences des agents de santé communautaires, acteurs clés dans les zones rurales. La logique de coopération évolue désormais vers une approche portée davantage sur les besoins exprimés par les pays africains eux-mêmes. Ces derniers orientent la recherche et l’innovation chinoises, afin de relever un défi majeur : transformer ces projets en politiques durables, dotées de financements stables et solidement ancrées au niveau local.
L’un des enjeux actuels consiste également à produire directement sur le continent africain afin de sécuriser les chaînes d’approvisionnement et de réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur, soutient Radio France Internationale.
Il faut rappeler que le paludisme est une maladie infectieuse parasitaire potentiellement mortelle, provoquée par la piqûre de moustiques femelles infectés du genre Anophèles.
La maladie sévit principalement dans les régions tropicales et subtropicales et se manifeste généralement par une forte fièvre, des frissons, des maux de tête, une grande fatigue, des douleurs musculaires, des nausées et des vomissements.
Rish Koffi
