Santé

Morsures de serpent : l’OMS dénombre près de 138 000 morts par an dans le monde et annonce des sérums antivenimeux plus sûrs et accessibles

Morsures de serpent : l’OMS dénombre près de 138 000 morts par an dans le monde et annonce des sérums antivenimeux plus sûrs et accessibles

Abidjan, le mercredi 18 mars 2026(SS)-Chaque année, au moins 5,4 millions de personnes sont mordues par un serpent dans le monde. Ce qui occasionne le décès d’environ 138 000 victimes, ainsi que de nombreux handicaps, révèle une information publiée le 27 février 2026, sur le site officiel de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). 

Face à ce lourd bilan enregistré, l’OMS a décidé de renforcer son action contre les morsures de serpent. Une première série de profils de produits cibles (PPC) dédiés à de nouvelles approches thérapeutiques ont été recommandés.

Selon l’OMS, ces nouveaux référentiels visent à orienter la recherche et le développement de traitements innovants, qu’il s’agisse de petites molécules ou de thérapies biologiques à base d’anticorps recombinants. L’objectif est de fournir des médicaments répondant aux besoins des populations les plus exposées, tout en respectant des exigences strictes de sécurité et d’efficacité.

L’Organisation souligne l’urgence de disposer d’alternatives thérapeutiques performantes. Des antivenins (ou sérum antivenimeux) plus sûrs et plus accessibles pourraient en effet prévenir une grande partie des décès et limiter les séquelles observées chez des milliers de victimes.

« Dans certaines régions, des antivenins de mauvaise qualité ou inefficaces ont affecté la confiance, réduisant encore la demande et créant un cercle vicieux de sous-production et de pénurie », indique John Amuasi, directeur exécutif du Réseau africain de recherche sur les maladies tropicales négligées, rapporté par SciDev.Net.

Ces nouvelles orientations de l’OMS complètent celles publiées en 2023 et 2024, qui portaient principalement sur l’amélioration des antivenins traditionnels destinés à l’Afrique subsaharienne et à l’Asie du Sud.

À la différence de ces précédents documents, les nouveaux PPC ciblent les traitements en phase précoce de développement ou encore en essais cliniques, avec l’ambition d’harmoniser les standards à l’échelle mondiale.

Deux axes prioritaires ont été définis. Le premier concerne les traitements administrés en milieu hospitalier, susceptibles de compléter ou de remplacer les antivenins existants pour toutes les espèces de serpents venimeux. Le second porte sur les solutions utilisables en amont, dans un cadre préhospitalier, afin de stabiliser les patients, gagner du temps avant leur transfert ou, dans certains cas, éviter une hospitalisation.

SciDev.Net précise que dans certaine région du Cameroun, l’antivenin à lui seul coûte environ 50 000 FCFA (environ 89 dollars) ; une somme à laquelle le patient mordu par un serpent devra nécessairement ajouter d’autres frais additionnels. Un coût jugé exorbitant par ces populations qui préfèrent recourir aux médicaments traditionnels, confie le site d’information scientifique.

En Afrique les envenimations touchent particulièrement les femmes, les enfants et les agriculteurs des communautés rurales pauvres des pays à revenu faible et intermédiaire, fait savoir l’OMS.

Rish Koffi

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