Abidjan, le mardi 20 janvier 2026(SS)-Les acteurs de l’Enseignement supérieur ont ouvert le lundi 19 janvier, à Bamako, un atelier consacré à la redynamisation de la recherche scientifique dans l’espace du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).
Cet atelier vise à harmoniser les textes opérationnels régissant la recherche scientifique, dans un environnement où les universités maliennes font face à des défis persistants liés au financement, à l’insuffisance des infrastructures et à la mobilité des compétences.
Lors de l’ouverture des travaux, selon APA, le chef du gouvernement malien, Abdoulaye Maïga, a rappelé que la recherche constitue un levier stratégique pour l’élaboration des politiques publiques, notamment dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’environnement et de la gouvernance.
Les données du ministère de l’Enseignement supérieur indiquent que moins de 10% du budget national sont consacrés à la recherche dans l’Enseignement supérieur. Une situation qui limite la capacité des laboratoires à produire des travaux continus et compétitifs.
Le Mali compte un millier d’enseignants-chercheurs, dont une partie importante exerce sans accès régulier à des fonds de recherche ni à des équipements spécialisés. Cette fragilité contribue à un ralentissement des publications scientifiques et à une faible représentation des universités maliennes dans les classements et programmes de recherche internationaux.
Pendant une semaine, responsables universitaires, chercheurs et partenaires techniques examineront les documents stratégiques devant encadrer l’organisation et le fonctionnement de la recherche au niveau national et régional.
Les discussions porteront également sur la valorisation des résultats scientifiques, souvent peu exploités dans les processus décisionnels, confie la même source.
Cet atelier intervient dans un contexte marqué par de fortes contraintes structurelles pesant sur la production scientifique au Mali.
Dans l’espace CAMES, regroupant plus d’une vingtaine de pays africains, la question de la mutualisation des ressources scientifiques est devenue centrale. Les autorités estiment que la coordination régionale peut permettre de renforcer l’évaluation académique, la reconnaissance des diplômes et la mobilité scientifique, tout en soutenant la production de savoirs adaptés aux réalités africaines.
Les conclusions de l’atelier devraient déboucher sur des orientations opérationnelles visant à renforcer la recherche, à stabiliser les carrières académiques et à inscrire le Mali dans les dynamiques scientifiques régionales, dans un contexte où le savoir devient un enjeu stratégique.
Rish Koffi

