Environnement

COP30 à Belém : Le Mali déplore le non-respect des engagements climatiques pris à Paris et à Bakou

COP30 à Belém : Le Mali déplore le non-respect des engagements climatiques pris à Paris et à Bakou

La Ministre malienne de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara, a porté haut la voix du Mali lors du segment ministériel de la COP30 qui se tient actuellement à Belém au Brésil. À la tribune de cette conférence mondiale sur le climat, la cheffe de la délégation malienne a exprimé les regrets du pays par rapport à la non-tenue des engagements climatiques pris lors des COP de Paris en 2015 et de Bakou en 2024.

Des impacts climatiques de plus en plus sévères au Mali

Dans son allocution, Mme Doumbia Mariam Tangara a rappelé l’ampleur des conséquences du dérèglement climatique au Mali : sécheresses récurrentes, inondations destructrices, vents violents et variations extrêmes de température. Ces phénomènes aggravent la vulnérabilité des populations et freinent les efforts de développement. Face à ces défis, la Ministre a mis en avant l’importance du nexus climat-paix-sécurité, désormais considéré comme une voie privilégiée pour renforcer la résilience des pays sahéliens. Elle a souligné que cette approche constitue une réponse adaptée aux réalités du Mali et de la région.

La Ministre a ensuite détaillé les initiatives entreprises par le gouvernement dans le cadre de la Vision 2063 et de la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable (2024-2033). Parmi les projets en cours : la construction de quatre centrales solaires photovoltaïques, la réalisation de centaines de kilomètres de lignes électriques, la poursuite de programmes sociaux ayant permis la construction de 512 forages au profit des populations les plus vulnérables. Ces investissements visent à améliorer l’accès à l’énergie, à renforcer la résilience des communautés et à poser les bases d’un développement durable.

Un appel pressant à la concrétisation des engagements internationaux

« Le Mali regrette la non-tenue des promesses faites lors des COP de Paris et de Bakou », a déclaré Doumbia Mariam Tangara. Elle a insisté sur la nécessité de rendre effectifs les financements destinés à l’adaptation, à la compensation des pertes et dommages ainsi qu’au transfert de technologies vers les pays en développement. Pour la Ministre, le véritable défi réside désormais dans le renforcement de la gouvernance climatique. Elle a appelé à une simplification des procédures d’accès aux fonds internationaux, souvent jugées complexes et peu adaptées aux réalités des pays les plus vulnérables. Alors que la COP30 poursuit ses travaux, l’intervention du Mali rappelle l’urgence d’honorer les engagements climatiques mondiaux. Pour Bamako, le combat contre les changements climatiques ne peut être gagné sans une solidarité internationale effective et un soutien concret aux États en première ligne.

Fabrice Nouzianyovo

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