Abidjan, le mardi 27 janvier 2026(SS)-La Banque mondiale exhorte l’Afrique à accélérer son adaptation au changement climatique sous peine de voir sa sécurité alimentaire gravement compromise dans les décennies à venir.
Selon une étude menée par la Fondation Gates, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et Sesi Technologies, la production de cultures de base comme le blé et le maïs pourrait chuter de 20 % d’ici 2050 si aucune mesure rapide n’est prise.
Une telle baisse ne menacerait pas seulement l’approvisionnement alimentaire du continent. Elle frapperait aussi de plein fouet le secteur agricole, qui représente un pilier économique majeur et fait vivre plus de la moitié de la population active en Afrique subsaharienne, avertit la BAD.
La diminution des rendements agricoles mettrait donc en péril des millions de moyens de subsistance.
Face à ces risques, la Banque africaine de développement met en avant l’agriculture climato-intelligente comme solution clé pour renforcer la résilience du secteur.
Cette approche vise à adapter les pratiques agricoles aux nouvelles réalités climatiques tout en améliorant durablement la productivité. Des résultats encourageants émergent, souligne l’institution financière africaine.
Selon une étude du Global Change Data Lab, réalisée en collaboration avec l’université d’Oxford, des mesures simples ; mais efficaces ont été identifiées après des simulations menées en Afrique de l’Ouest.
Ces mesures consistent notamment à ajuster les dates de semis des cultures vivrières et à privilégier des variétés plus adaptées aux conditions climatiques futures.
Ces changements pourraient non seulement éviter les baisses de production annoncées, mais aussi augmenter les rendements jusqu’à 13 %, rassure la Bad.
Rish Koffi
