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Campagne mondiale #PasDExcuse : l’ONU met en garde contre la croissance des violences numériques visant les femmes et les filles

Campagne mondiale #PasDExcuse : l’ONU met en garde contre la croissance des violences numériques visant les femmes et les filles

Abidjan, le mercredi 26 novembre 2025(SS)-L’organisation des nations unies (ONU) a mis en garde contre l’essor rapide des violences en ligne visant les femmes et les filles, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrée chaque 25 novembre.

Selon AIP, l’ONU a indiqué que près d’une femme sur trois dans le monde a déjà subi des violences physiques ou sexuelles, et le numérique constitue désormais un terrain d’attaque de prédilection. Cyberharcèlement, menaces, diffusion non consentie d’images intimes, deepfakes pornographiques, doxing ou encore traque en ligne sont autant de pratiques en croissance, facilitées par une régulation technologique insuffisante, l’absence de cadre juridique dans certains pays, l’impunité persistante des plateformes et l’usage abusif d’outils d’intelligence artificielle, souligne l’organisation.

Cette année, la campagne mondiale #PasDExcuse martèle que « la violence numérique est une violence réelle ». Ainsi, est lancé les 16 jours d’activisme « Tous UNiS pour mettre fin à la violence numérique contre les femmes et les filles » jusqu’au 10 décembre prochain.

Les agressions numériques touchent essentiellement les femmes très exposées publiquement, notamment les militantes, journalistes, responsables politiques, défenseuses des droits humains, mais aussi les jeunes filles, davantage visibles sur les réseaux sociaux.

Les violences numériques débordent souvent hors ligne, entraînant coercition, agressions physiques et, dans les cas extrêmes, féminicides.

Pour la campagne 2025, l’Onu appelle les gouvernements, entreprises technologiques, donateurs et citoyens à agir.

L’organisation invite les différents états à pénaliser clairement ces violences et exhorte les plateformes numériques à renforcer la sécurité des internautes et à supprimer rapidement les contenus préjudiciables. Elle lance également un appel aux bailleurs à soutenir les organisations féministes, en insistant sur l’apport de chacun dans la lutte contre ce phénomène.« Chacun peut contribuer », fait-elle savoir, encourageant le public à utiliser les ressources proposées et à s’exprimer sur les réseaux via #PasDExcuse.

Les femmes subissant des discriminations croisées, liées à la race, au handicap, à l’identité ou à l’orientation sexuelle, restent les plus vulnérables face aux violences numériques.

Rish Koffi

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