Abidjan, le lundi 25 mai 2026(SS)-« Du fait de l’urbanisation, les populations sont de plus en plus sédentaires, manque d’activité physique, on ne contrôle pas notre alimentation, on prend du poids. Autant de facteurs qui favorisent le risque de maladies cardiovasculaires, notamment les maladies coronariennes qui restent la première cause de décès cardiaques. Et la première cause, de ces maladies, c'est l'athérosclérose qui est provoquée par le couple diabète-tension qui constituent d’ailleurs la première cause des patients. Conséquence, les maladies non-transmissibles sont progressivement en train de prendre le pas sur les maladies transmissibles », a déclaré Dr Hermann Kouakou, cardiologue, spécialiste des maladies coronariennes et directeur scientifique et médical de l’institut Cœur de grâce. Il s’exprimait lors de la conférence de presse de présentation des résultats de la deuxième mission chirurgicale de l’Institut cœur de grâce -ICG), du projet « cardio excellence », le vendredi 22 mai 2026, à Abidjan. Après une première mission d’interventions chirurgicales cardiaques du 5 au 13 février 2026 en terre ivoirienne.
Une mission au cours de laquelle plusieurs interventions chirurgicales ont été réalisées dans la prise en charge de quatre patients avec des pathologies lourdes.
Selon les chiffres, la prévalence de la pandémie du Sida est estimée à 1% aujourd’hui tandis que celle l’hypertension artérielle avoisine les 40%.
Pour Dr Kouakou, l’accent doit être mis sur la prévention. « Il ne faut pas attendre que les maladies coronariennes surviennent, il faut faire la sensibilisation afin d’éviter au mieux l’étape de la chirurgie qui comporte un risque élevé malgré l’évolution de la médecine », a-t-il plaidé, et également pour une prise en charge rapide pour sauver des vies.
C’est d’ailleurs dans ce cadre que l’ICG s’apprête à signer un partenariat avec l’hôpital américain de Paris pour installer un check up afin de mettre l’accent sur la prévention et le dépistage précoce.
Eugène YAO
