Abidjan, le mardi 30 décembre 2025(SS) - Des chercheurs ont annoncé, le vendredi 26 décembre 2025, la découverte d’une nouvelle espèce d’araignée baptisée Eresus rubrocephalus ou araignée coccinelle, dans la région de Sidi Allal El Bahraoui (près de Rabat) au Maroc, informe APAnews.
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Jusqu’ici inconnue, Eresus rubrocephalus, la nouvelle espèce découverte au Maroc se distingue par une coloration rouge vif quasi intégrale, une caractéristique inédite parmi ses congénères. Elle a été retrouvée dans une forêt de chênes-lièges, près de Sidi Allal El Bahraoui, par une équipe internationale de scientifiques, selon les résultats de leurs travaux publiés dans la revue scientifique Animals (MDPI), le 16 septembre 2025.
L’araignée coccinelle présente une teinte rouge uniforme s’étendant du céphalothorax à l’abdomen, lui conférant une apparence spectaculaire.
Traditionnellement, les mâles des araignées coccinelles arborent un abdomen rouge ponctué de taches noires.
Les chercheurs ont observé une singularité remarquable chez Eresus rubrocephalus.
Le céphalothorax (partie antérieure du corps où la tête et le thorax sont fusionnés en une seule structure), les chélicères (pièce buccale pour mordre ou injecter du venin) et une partie des pattes sont également recouverts de poils rouge carmin. Une uniformité chromatique qui la différencie nettement des espèces recensées en Europe, en Afrique du Nord et en Asie, selon les scientifiques.
Cette particularité a inspiré l’appellation scientifique rubrocephalus, dérivé du latin ruber (rouge) et du grec kephalè (tête), en référence à la coloration intense de la tête de l’arachnide, expliquent les chercheurs.
La découverte de l’araignée coccinelle s’inscrit dans une série d’identifications récentes d’espèces du genre Eresus au Maroc, parmi lesquelles Eresus almaghrib, Eresus gharbi et Eresus elhennawyi. Pour les scientifiques, cette concentration d’espèces nouvelles confirme le rôle du Maroc, et plus largement de l’Afrique du Nord, comme un véritable foyer évolutif pour ces araignées, souligne l’agence panafricaine d’information.
Par ailleurs, l’Institut de Recherche et d’Education Environnementale (IERE) note que les araignées sont des composantes essentielles des écosystèmes sains. Elles jouent un rôle vital dans la lutte contre les ravageurs, notamment les pucerons, les chenilles, mais aussi les moustiques.
Chaque année, les araignées consomment entre 400 et 800 millions de tonnes d’insectes dans le monde, confie l’IERE.
Rish Koffi

