Bamako, le samedi 11 avril 2026(SS)-Le Mali franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur de la justice climatique. Le 2 avril 2026, la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mariam Doumbia Tangara, a procédé à la signature de la déclaration en faveur des enfants, des jeunes et de l’action pour le climat aux côtés de l’UNICEF et de plusieurs partenaires nationaux et internationaux.
Cette signature symbolise la volonté du pays à renforcer la protection des droits des enfants face aux effets du dérèglement climatique. Déjà adoptée par près de 80 pays depuis 2019, cette Déclaration constitue un engagement intergouvernemental majeur, visant à intégrer les préoccupations des jeunes générations dans les politiques climatiques. La cérémonie, marquée par une ambiance festive, a réuni de nombreux membres du gouvernement, notamment les ministres en charge des Affaires étrangères et de la Promotion de l’Enfant, ainsi que des représentants de la société civile, des jeunes et d’organisations engagées dans la lutte contre les changements climatiques.
Au Mali, ce processus est le fruit d’un plaidoyer porté par les jeunes, notamment à travers la Conférence locale des jeunes (LCOY) et l’initiative « The Impact ». Ces jeunes, convaincus de l’urgence de leur implication dans les réponses aux défis environnementaux, ont œuvré pour que le pays adhère à cette dynamique internationale.
Selon Dre Noël Marie Zagré, représentant résident par intérim de l’UNICEF au Mali, cette déclaration traduit un engagement fort de la jeunesse malienne, appelée à jouer un rôle de premier plan dans la protection de l’environnement.
Pour la ministre Mariam Doumbia Tangara, cet acte vient consolider les efforts déjà entrepris par le pays. Elle a souligné que ce cadre permettra de structurer davantage une action climatique centrée sur les enfants et les jeunes, particulièrement vulnérables aux effets des changements climatiques. La ministre a également rappelé les avancées significatives réalisées par le pays dans ce domaine. Parmi celles-ci figurent la ratification de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et de l’Accord de Paris, l’élaboration du Programme d’Action National d’Adaptation (PANA), ainsi que la mise en place d’une politique et d’un plan d’action en matière de climat. Elle a aussi évoqué la création du Comité national des changements climatiques et du Fonds climat Mali, qui a permis de financer une trentaine de projets pour un montant dépassant 20 milliards de francs CFA. Par ailleurs, le pays travaille actuellement à l’élaboration de la troisième génération de sa Contribution déterminée au niveau national (CDN).
À travers cette signature, le Mali réaffirme son ambition de bâtir une économie verte et résiliente, tout en plaçant les enfants et les jeunes au cœur de son action climatique.
Fabrice Nouzianyovo
