Abidjan, le lundi 2 février 2026(SS)-Dans les deux à trois prochaines générations, une possible explosion des cancers pédiatriques (cancers touchant les enfants et adolescents), en lien avec les déchets plastiques pourrait subvenir, à en croire Phillipe Cecchi, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) en Côte d’Ivoire.
Il a alerté sur ce phénomène le vendredi 31 janvier 2026 à Abidjan, en marge d’une opération de reboisement de mangroves initiée à la résidence de l’ambassadeur de France, précise l’AIP.
Selon le chercheur, la production massive de déchets plastiques entraîne une contamination généralisée par les microplastiques (tout petits morceaux de plastique, invisibles ou presque à l’œil nu) et nanoplastiques (fragments de plastique encore beaucoup plus petits).
« Nous en buvons et en respirons l’équivalent d’une carte de crédit chaque semaine », a-t-il soutenu, prévenant sur les réelles conséquences à venir.
« Je prédis et je ne suis pas le seul, une explosion des cancers pédiatriques dans deux ou trois générations. », a-t-il ajouté, soulignant que des enfants très jeunes développeront des cancers, liés aux déchets plastiques.
L’expert a par ailleurs appelé à une réduction drastique du plastique, notamment des produits à usage unique afin de préserver la propreté de l’environnement immédiat. Car, a-t-il indiqué, la rue n’est pas une poubelle, invitant la population à adopter des comportements plus responsables.
Le directeur de l’IRD a également rappelé que sept principaux polymères plastiques sont liés à environ 16 000 substances chimiques, dont 4 000 ayant fait l’objet d’études de toxicité sont reconnues toxiques pour l’être humain ou pour les organismes aquatiques.
En Côte d’Ivoire, environ 250 tonnes de déchets ménagers seraient déversées chaque jour dans la lagune d’Abidjan, dont près de 80 % de plastique, en raison d’un système de collecte insuffisant, note l’AIP.
Rish Koffi
