Santé

Afrique du Sud : les autorités sud-africaines et l’OMS s’unissent pour mener une riposte contre la lèpre dans le pays

Afrique du Sud : les autorités sud-africaines et l’OMS s’unissent pour mener une riposte contre la lèpre dans le pays

Abidjan, le mercredi 4 février 2026(SS)-L’Afrique du Sud avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a organisé du 26 au 28 janvier 2026 à Tzaneen, dans la province du Limpopo, un atelier de formation de trois jours sur l’amélioration des compétences en diagnostic et en prise en charge des cas de lèpre, le renforcement des filières d’orientation, etc.

Objectif : unir les forces, afin de mener une riposte contre la lèpre, de plus en plus présente dans le pays.

Bien que rare, des cas sporadiques de la lèpre continuent d’être signalés dans le pays, la maladie nécessite une vigilance clinique permanente et d’interventions précoces.

L’atelier a ainsi porté sur l’amélioration des compétences en diagnostic et en prise en charge des cas de lèpre, le renforcement des filières d’orientation (systèmes permettant de diriger les patients vers des services spécialisés), la réduction de la stigmatisation associée à la maladie et l’optimisation de la planification opérationnelle pour des campagnes d’AMM sûres et efficaces, précise l’agence d’information panafricaine.

L’OMS indique par ailleurs, que cette initiative soutient les efforts déployés par l’Afrique du Sud de se conformer à la Feuille de route 2021-2030 de l’organisation. Elle devra permettre de lutter contre les maladies tropicales négligée (MTN), ainsi qu’à l’objectif de développement durable visant à mettre fin aux épidémies liées à ces maladies. Également, elle vise à améliorer le dépistage (détection précoce des cas), le traitement et les programmes d’administration massive de médicaments (AMM).

En outre, la schistosomiase (maladie parasitaire transmise par contact avec de l’eau douce contaminée) et les géohelminthiases (infections intestinales provoquées par des vers transmis par le sol) demeurent endémiques (présentes de façon continue) dans plusieurs provinces. Ces maladies touchent de manière disproportionnée les enfants d’âge scolaire (entre 3 et 6 ans) et les communautés défavorisées.

Le médecin de l’OMS, Dhruv Pandey, a insisté sur l’importance d’un engagement durable, soulignant que l’intégration de l’administration massive de médicaments aux plateformes de santé existantes est essentielle pour atteindre efficacement les populations vulnérables.

De son côté, Patrick Hlungwani, représentant du ministère sud-africain de la Santé, a mis l’accent sur le renforcement de la surveillance systématique de données et de la coordination multisectorielle, visant à assurer le succès des campagnes d’AMM.

Au total, soixante-dix professionnels de la santé, à savoir des cliniciens, des pharmaciens, des spécialistes de la santé environnementale, des gestionnaires de programmes et des représentants des services de santé provinciaux et de district ont été formés à l’élaboration de micro-plans provinciaux et de district (plans opérationnels détaillés adaptés aux réalités locales), afin de guider la mise en œuvre des activités sur le terrain.

Et ce, grâce à l’appui technique des experts de l’OMS, du ministère national de la Santé, de partenaires universitaires, de la Mission contre la lèpre Afrique du Sud et de l’Institut national des maladies transmissibles.



Rish Koffi

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